Wagon-jarres pour le transport d'acide "Degussa"

1 - Référence 58724 Wagon-jarres pour le transport d'acide "Degussa"
Voie: 1    Epoque: III   
 
Modèle réel : Wagon-jarres avec plate-forme de serre-frein pour le transport de peroxyde d’hydrogène. Wagon privé de la Degussa, immatriculé à la Deutsche Bundesbahn (DB) dans l’état de l’époque IIIb vers 1959. Numéro d’immatriculation 546 328 P.
 
Modèle réduit : Châssis en métal. Pièces de châssis rapportées et intégralité de la caisse du wagon avec assemblage de nombreuses pièces rapportées en plastique haute qualité. Tiges de renfort du châssis finement détaillées. Chargé de réservoirs d’acide. Attelages à vis fournis. Rayon minimal d’inscription en courbe : 1020 mm. Longueur h.t. 30,6 cm.
 
Highlights:
  • Châssis en métal.
  • Finement détaillé.
  • Attelages à vis fournis.
 
Le transport de produits chimiques dangereux faisait déjà très tôt partie des tâches que, à l'ère industrielle, les chemins de fer devaient assumer. L’acheminement de substances corrosives ou toxiques exigeait naturellement des mesures particulières. Très tôt déjà apparurent des wagons-jarres, véhicules spécialement affectés à ce type de transport. Toutefois, ils n'assuraient pas uniquement le transport d'acides tels qu'acide sulfurique, oléum, acide chlorhydrique, acide nitrique, acide fluorhydrique et acide phosphorique, mais également d’autres substances agressives telles que solutions alcalines concentrées ou produits chimiques très oxydants comme le peroxyde d’hydrogène. Ici, le chemin de fer avait quasi le monopole car pour la plupart de ces liquides, le transport routier n'était pas autorisé pour des raisons de sécurité. Pour le transport de ces substances dangereuses, on opta pour des jarres en faïence car les alchimistes savaient déjà que la faïence elle-même résistait au acides les plus puissants. Au début, on chargeait simplement les jarres en faïence sur des wagons tombereaux ou couverts. Mais rapidement, on se rendit compte que les jarres étaient mieux protégées si elles restaient sur les véhicules: le wagon-jarres était né. Toutefois, les liquides ne pouvaient alors plus être simplement déversés et il fallut recourir à l’air comprimé. La construction de wagons-jarres exigeait des dispositions de sécurité particulières. Le plancher était donc fait de planches en bois recouvertes de goudron et devait être incliné vers les faces latérales du wagon afin de permettre l’écoulement d’acide qui aurait débordé. Les jarres étaient fixées en dessous par des morceaux de bois goudronnés de telle sorte qu'elles ne puissent en aucun cas bouger. En haut se trouvait un bâti de maintien en acier qui supportait également la passerelle de service. Les wagons-jarres étaient considérés comme des wagons « à précaution ». Ils possédaient toujours une plate-forme de serre-frein avec frein à main et on ne devait en aucun cas les pousser ou laisser partir sur leur erre. En règle générale, les wagons-jarres étaient chargés de douze jarres en faïence de 1000 litres chacune, ce qui leur valut bientôt le surnom de « wagon des douze apôtres ». Ils circulaient généralement comme wagons privés d’entreprises pétrochimiques telles que Degussa pour le transport de peroxyde d’hydrogène. Sur les rails de la Deutsche Bahn, ils survécurent encore jusqu’au début des années 1990.
 
Caractéristiques: 

 
 
Publication(s) en: Prospectus nouveautés 2019
 
299,99 EUR
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